| 28/12/03
- Une piqûre de rappel
Portée par une grosse réussite
dans ses tirs extérieurs, la sélection française
a remporté dimanche, la 18ème édition du All
Star Game, aux dépens des Etrangers (126-113).
Derrière un Cyril Julian, élu MVP de la rencontre
avec 20 points et 13 rebonds, c'est tout un collectif qui a offert
aux tricolores leur première victoire dans l'épreuve
depuis trois saisons.
"Piquer les Américains sur notre poids
collectif". Les Américains et les autres. La formule
résume assez bien la pensée de son auteur, Vincent
Collet, et l'esprit de la sélection française. L'entraîneur
manceau, pour une soirée le porte-drapeau tactique du savoir-faire
tricolore, a tout dit. L'équipe des meilleurs Français
du territoire a surclassé l'addition des meilleurs Etrangers
du championnat. Sur la seule notion de collectif. Sans défense
sérieuse en première période, les Bleus, parfaitement
lancés par le Palois Laurent Foirest, auteur des huit premiers
points de sa formation, ont joué comme en club. En équipe.
Avec quinze points d'avance à la pause (74-59) et un jeu
de passes bien plus en place (20-15), le All Star Français
a poursuivi son travail de sape dans le deuxième acte, derrière
son trio Foirest-Julian-Morlende, respectivement meilleur scoreur,
rebondeur et passeur de leur équipe et du match.
Si le premier termine avec le plus gros total (27 points à
9/14), et le meneur de jeu de la JDA Dijon à 15 points et
8 passes, le titre de MVP reviendra finalement à Cyril
Julian. Avec 20 points et 13 rebonds en moins
de 20 minutes, le pivot palois apprécie l'honneur de cette
première. "C'est vrai que j'ai pensé à
ce titre en cours de match, reconnaît-il. Mais c'est surtout
la reconnaissance collective qu'il faut retenir." Collective
et sur le long terme. Car si les Etrangers ne présentaient
que trois longueurs de retard à l'entame du dernier quart-temps
(91-88), grâce notamment aux 18 points du Gravelinois Danny
Strong (20 au total), les Français ont maîtrisé
l'ensemble.
On aurait aisément imaginé ce MVP se muer en MVT pour
cette "Most Valuable Team" bourrée de bonnes intentions
offensives. Sacha
Giffa se permettant d'ailleurs le luxe tardif d'un festival
à trois points (4/6) pour creuser un écart final de
treize points (126-113). La première victoire de la sélection
française depuis celle obtenue en 2000 (123-117 à
Antibes). Avec les concours de meneurs (remporté par Laurent
Sciarra), de dunks et de tirs à trois points (Eric Micoud),
le spectacle a donc comblé les 14.700 spectateurs présents
dimanche après-midi à Paris-Bercy. Il aura aussi rappelé
à quel point les étoiles les plus brillantes ne sont
pas toujours les mieux alignées. - mph.
27/12/03
- Un ensemble attendu
Face à une armada étrangère
potentiellement mieux armée, malgré le forfait de
son meneur Shawnta Rogers, la sélection française
au All Star Game, disputé dimanche à Paris-Bercy (17h30),
doit se reposer sur son collectif. Sans quoi le spectacle annoncé
pourrait vite choisir son camp.
Le regard se veut chambreur à souhait. Bercy,
en ce samedi après-midi, résonne du creux des préparatifs
de veille de match. Une poignée de chauffeurs de salle, engagés
par l'équipementier partenaire de l'événement,
s'entraîne à abreuver de tee-shirts une foule imaginaire.
"Trop loin, trop haut, trop fort". L'heure est encore
aux essais. Paccelis Morlende, le meneur de jeu de la JDA Dijon
et de la sélection française au All Star Game de dimanche
(17h30), vient de régler le cas du Choletais Claude Marquis
sur un concours de shoots du milieu de terrain. Trois tentatives
: 1-0. Un bon ratio. Quelques instants plus tôt, un "ensemble"
crié par tout le staff français venait de conclure
la séance d'entraînement des Français, et la
victoire des remplaçants sur les titulaires
13-10. Comme elle avait réveillé le POPB. Dimanche,
la sélection des meilleurs joueurs tricolores de ProA verra
défiler une tout autre musique : la crème étrangère
du championnat.
Sans le meneur de l'Asvel, Shawnta Rogers, remplacé par Jason
Rowe (Hyères-Toulon),
le All Star Etrangers avec Randolph Childress (Nancy),
Danny Strong (Gravelines),
Jermaine Guice (Le
Havre), Rashon Turner (Le
Mans) et Sandro Nicevic (Le Mans), fait peur. Largement de quoi
enchaîner sur un troisième succès de rang dans
l'épreuve. Pour cette deuxième édition à
Bercy, déjà annoncée à guichets fermés,
les stars étrangères risquent fort d'illuminer les
travées de la salle parisienne. Reste à ce qu'elles
n'aveuglent pas un groupe français moins brillant sur le
papier, mais aux contours plus collectifs. Aucun papier n'a d'ailleurs
jamais emballé un parquet. Même entre les fêtes.
- mph.
22/12/03
- All Star Game, un plein d'étoiles entre les fêtes
Tous les ans à cette période de l'année,
les préparatifs de Noël conduisent immanquablement aux
mêmes bousculades. Les retardataires sans idée de cadeaux
se précipitent dans les magasins. Ils y retrouvent d'autres
distraits, à la recherche des dernières guirlandes
en rayon. L'agitation augmente, pour finir en explosion généralisée
dans la soirée du 24. Le championnat de France de basket
se prépare la même trajectoire. Car pour combler le
vide du traditionnel break hivernal, la ProA cède un temps
sa place au All Star Game, le 28 décembre.
Plus de querelles de clochers entre Le Mans et Pau-Orthez pour la
première place du classement.
Oublié aussi ce wagon de sept équipes groupées
en deux points, en chasse derrière le duo de tête.
Dimanche (17h30), l'affrontement prend une tournure internationale
: les Français contre les Etrangers. Avec ce qui se fait
de mieux dans l'hexagone, exception faite du blessé Florent
Pietrus et de l'oublié du Havre
Jeff Greer (16,3 pts - 6,1 rbds - 4,3 pds), huitième à
l'évaluation.
Désormais convaincue du pouvoir médiatique d'une telle
manifestation, la Ligue Nationale (LNB) a eu la bonne idée
de se reposer sur la réussite de la saison passée
et d'y ajouter une touche en plus. Les habituels concours de dunks
et de tirs à 3 points accueillent ainsi cette année
le petit frère, une épreuve d'habileté réservée
aux meneurs. Le tout dans le plus bel écrin du pays : Bercy.
Une salle qui, pour l'heure, ne réussit pas à la sélection
française, battue 131-118
en décembre dernier, derrière les 42 points des gâchettes
choletaises Barry et Wesson.
La ville, Paris, ne semble pas plus favorable aux intérêts
tricolores. Organisé à deux reprises dans la capitale,
le All Star Game avait déjà souri à la sélection
étrangère, vainqueur 124-122
après prolongation, en 1999 à Coubertin. Plus globalement,
c'est même la compétition qui ne va pas au teint des
Bleus. Dans son format "Etrangers-Français", instauré
en 1992, le bilan de l'épreuve présente un 8-4 largement
à l'avantage de l'alliance EU-Europe.
Les deux dernières, en toute logique, sont donc possession
étrangère, elles aussi. L'idée d'un changement
de tendance apparaîtrait donc à point nommé
comme la plus belle décoration d'un sapin français
un brin dégarni. Reste que pour cette dix-huitième
édition, l'équipe emmenée par le Gravelinois
Danny Strong semble armée comme jamais.
Douze joueurs, dont huit (Hughes, Lux et Barrett en tête)
figurent parmi les quinze meilleurs marqueurs du championnat, plus
le meilleur contreur (Sandro Nicevic), le troisième rebondeur
(Rashon Turner) et le huitième passeur et dernier MVP de
l'épreuve (Dragan
Lukovski). Sans oublier, pour faire le compte, le besogneux
pivot dijonnais Vahktang Natsvlishvili, dont l'absence dans les
différents tops statistiques ne doit s'expliquer que par
la crainte de ne pas écorcher son nom.
Dans ce tableau, la vingtième place du meilleur marqueur
adverse Frédéric N'Kembe (15 pts, Besançon),
donne le ton de l'écart théorique entre les deux formations.
Théorique seulement. Car avec l'inconscience de ses jeunes
(Dondon, Cissé, Gelabale et Marquis), la sélection
française peut tout autant oublier les chiffres et jouer
sur ses seules qualités. La promesse d'une hotte encore garnie
entre les fêtes. |